Mardi 17 février 2009
En attendant mon prochain passage au Bangladesh, et pour faire patienter les fans, voilà l'adresse de mon blog sur Chongqing : http://dapfmz.in.china.over-blog.com/ 
Enjoy !!!




Et plus que jamais, mort aux porcs, mort aux cons, et mort à leur chef !
Par daz PFM'z
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Mercredi 22 octobre 2008

Rentré depuis 3 mois, je vais (enfin?) balancer les dernières tofs de mon premier séjour au B !
un chantier à Uttara, prise un des derniers jours de ma présence à Dhaka...






un bus dont le tolle tient surtout gràce à la peinture... comme beaucoup d'autres






avec le gang dans les galeries de Riflle Square






à la pizzéria avec Akbar et sa fille





mes potos en plein concentration taffistique






des belles affiches du cinéma Bolaka, en allant se faire payer un thé par le gérant, Mr Joy !





le Oaï !!






Zia International Airport !!





mon avion ....















Voilà, c'est tout pour le moment, mais je compte bien retourner repasser quelques mois dans ce pays bien cool !
En attendant, un jour le lien du blog de ma prochaine localisation, quand j'aurais retrouvé du taff  quelque part ....
(et ptetr de temps en temps un ptit truc contre la clique de l'homme aux rats, comme Badiou surnomme l'étron présidentiel (d'ailleurs, "De quoi sarkozy est-il le nom" d'A Badiou est une putain de lecture !!!) )

Brûtilez et enjoy ce que vous pouvez !!!

Abayo !
Par daz PFM'z
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Dimanche 28 septembre 2008

L’ABONNEMENT OU L’ABANDON

Mis à jour le :15 septembre 2008. .


Après cinq ans de critique sociale acharnée, les joyeux galériens de CQFD ont atteint les limites de l’abnégation. Maintenant, faut du pognon ! Sans banque ni pub, une seule solution : 2 000 abonnés supplémentaires.

FLÛTE, Y A PLUS DE BIÈRE… Fin août, nous débarquons dans les locaux du journal la tête pleine du souvenir du sable qui nous chatouille encore les arpions, nous ouvrons le frigo et… y a plus de bière. À peine un fragment de fromage fossilisé datant, à vue de nez, du bouclage de juillet. C’est la rentrée, il faut aller fissa au ravitaillement et p’têt’ bien racheter un frigo propre. Nous jetons un oeil sur le courrier accumulé : quelques réabonnements, des factures, un relevé de compte… Nous ouvrons la missive de La Poste d’un air faussement détaché pour découvrir, horreur, que le chiffre en bas à droite est presque aussi sec que nos gosiers !
C’est la mousse qui fait déborder le vase. Dans ce foutu canard, nous n’avons pas un seul vrai salarié, la cheville ouvrière empoche à peine quelques cacahuètes occasionnelles, nous nous usons sur des écrans aussi efficaces qu’une séance d’UV pour te griller les mirettes, nous peignons des cages d’escalier pour épargner nos finances, les dessinateurs gribouillent pour la gloire, les rédacteurs collectionnent les queues de cerise, et y a pas un kopeck pour acheter un pack !
CQFD, nous le tenons à bout de bras – et de foie – depuis plus de cinq ans. Onze mois par an à faire vivre ce journal avec les moyens du bord, soit un peu de votre oseille et beaucoup de notre huile de coude. Comme dit le Méhu à chaque fois qu’il se radine pour siroter un canon en nous regardant trimer : « J’ai jamais vu des chômeurs bosser autant ! » Seulement voilà… Depuis quelques mois, quand l’un d’entre nous évoque un éventuel sabordage, plus personne ne répond : « Arrête tes conneries ! Passe-moi plutôt l’clacos pour finir mon godet… »
Pourtant, les raisons qui nous ont poussés à créer CQFD sont toujours d’actualité. En 2003, les bandits au pouvoir n’étaient pas vraiment complexés et leurs opposants les plus en vue aussi exaltants que des endives pataugeant dans la béchamel. Cinq ans plus tard, il est vital de continuer à se serrer les coudes. Notre chien rouge désire rester une erreur dans leur système comptable, à ronger le trognon de la droite bling-bling comme de la gauche en toc, gronder au mollet des fanatiques du boulot et des hallucinés de la négociation bidon, sans oublier de courser la bave aux lèvres les faux impertinents et les rebelles de plateaux télé… Mais plus dans les mêmes conditions.
Vous êtes cinq mille à acheter CQFD, dont deux mille abonnés. Nous savons pertinemment que vous ne rechignez pas à gonfler vos chèques de quelques euros de soutien. Nous savons aussi qu’autocollants et affiches ornent les murs de vos contrées. Nous vous remercions chaleureusement de votre complicité, sans laquelle nous n’aurions pu tenir.
Mais si vous souhaitez que l’aventure mensuelle se poursuive, il est impératif que vous soyez deux fois plus nombreux à acheter ce canard. Nous devons engranger de toute urgence deux mille abonnés supplémentaires. Attention, il ne s’agit pas de convertir les ventes en kiosque en abonnement, mais bien de dégoter deux mille nouveaux lecteurs d’ici novembre. Alors débrouillez-vous, cessez de faire circuler votre CQFD, usez de persuasion, de vos charmes, de menaces,mais obligez vos mémés, voisines, amis et ennemis à glisser une piécette dans la gamelle du clebs rouge.
Il a soif.

L’équipe de CQFD

Article publié dans CQFD n°59, septembre 2008.

Par daz PFM'z
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Lundi 30 juin 2008

Le 20 juin, à Vénissieux, 4 policiers en civil effectuent un contrôle de la route, ils arrêtent et contrôlent une voiture avec 3 personnes à l’intérieur. Ils disent vouloir effectuer un contrôle d’alcoolémie ; le conducteur du véhicule, José, refuse de souffler dans le ballon. Les policiers le sortent de sa voiture et le mettent dans la leur pour l’emmener jusqu’au commissariat Marius Berliet.

Les deux amis du conducteur restent sur place et observent la scène.
Pour le faire rentrer dans le véhicule de police, un des policiers assène des coups de poings sur la tête de José, qui est menotté les mains dans le dos. José baisse la tête, se plie et rentre dans la voiture sous une pluie de coups. Un de ses amis tente d’intervenir pour faire cesser le passage à tabac, il en est empêché par deux policiers qui lui barrent le passage.

La route jusqu’au commissariat Marius Berliet est un calvaire. José se fait massacrer à coups de poings et à coups de pieds par un flic assis avec lui à l’arrière du véhicule. Malgré ses appels à l’aide lancé au conducteur du véhicule et ses hurlements pour que les 2 collègues du flic interviennent, rien ne se produit, José se fait défoncer par un flic pendant 10 bonnes minutes pendant que les autres observent.

Quand il sort du véhicule, au commissariat Marius Berliet, il a la tête en sang. Les policiers le placent en garde à vue. Le médecin de la garde à vue qui vient l’ausculter l’envoie d’urgence à l’hôpital de Lyon Sud où il est pris en charge par une équipe médicale, et hospitalisé pour la nuit et le jour d’après.

Diagnostic : une fracture du nez, une dizaine de points de suture sur le cuir chevelu, deux dents cassés, l’arcade sourcilière de l’œil droit éclatée, l’intérieur de l’œil gauche éclaté, une opération chirurgicale pour les dents obligatoires, et presque un mois d’ITT [1]. Le dimanche, José est littéralement tuméfié, méconnaissable, comme le déclarera son frère, ses amis et même l’assistante sociale, venus le voir.

En plus des violences physiques, José est traumatisé psychologiquement et mentalement par ce déchaînement de violence incompréhensible.

Ayant eu vent de cette affaire, le procureur a immédiatement déféré en comparution immédiate… José.

Au tribunal

José se retrouve donc le lundi après midi au Tribunal, dans le box des accusés, menotté et encadré par deux flics.

Il apprendra de la bouche du juge qui présente les faits, que les policiers se sont portés partie civile contre lui et que les procès verbaux qu’ils ont rédigé l’accusent d’avoir refusé d’obtempérer, d’avoir outragé deux flics, de les avoir menacé, et de s’être rebellé pendant leur intervention.
Les lardus ont engagé un avocat pour les représenter ; celui-ci demande des indemnités financières pour les préjudices « qu’ils ont subis », les policiers ayant « fait leur travail correctement », selon leur avocat.
Toujours selon l’avocat des flics, José se serait cogné la tête tout seul, contre la lunette arrière du véhicule de police, pendant le trajet jusqu’au commissariat Marius Berliet.

Le juge interroge José pour connaître un peu son profil sociologique, ses activités : il a 43 ans, 2 enfants, il est marié, tient un bar à St Fons depuis 8 ans et nie toutes les accusations (citées ci-dessus). Le juge l’interroge ensuite sur le déroulement de l’arrestation et cherche à comprendre ce qui s’est passé.
Au bout d’un moment il est interrompu par le procureur, visiblement importuné par ce prévenu qui évoque des violences policières : « Bon, on plaide ou on plaide pas !? » - « Monsieur le procureur, vous aurez la parole plus tard » lui répond le juge avant de reprendre ses questions à José.

Quand c’est au procureur de parler, il « ne donne pas de crédit à la parole du prévenu » et requiert un an de prison, dont six mois avec sursis, et l’obligation d’indemniser les policiers !

Du côté de la défense, l’avocat de José plaide la relaxe et argumente.
La nature et la violence des blessures empêche que José se soit blessé seul, en se cognant la tête contre la lunette du véhicule.
Les dépositions des policiers n’expliquent pas pourquoi José a la tête en sang au sortir du véhicule de police.
D’autre part comment expliquer qu’aucun des 4 policiers n’a d’ITT alors qu’ils décrivent José comme violent et agité ?
La défense mentionne aussi que le témoignage d’un des pompiers qui a emmené José aux urgences contredit clairement certains des procès verbaux des policiers.
Enfin, le refus des flics d’entendre et de recevoir le témoignage d’un des passagers de José tout comme celui des autres pompiers qui accompagnaient José à l’hôpital confirme qu’il pèse de sérieux doutes sur la version policière.

José a été victime de violences policières et d’une tentative de manipuler la justice par les flics

Bon nombre des accusations, notamment les insultes, les menaces, la rébellion et les outrages ont été inventées par les policiers pour la "couverture" de leurs violences.
Il s’agit d’une hideuse tentative pour manipuler la justice et faire condamner un homme innocent : à la suite des violences inadmissibles qu’ils ont commis sur une personne, les policiers mentent dans leurs procès verbaux, inventent des délits imaginaires pour faire condamner le prévenu et vont jusqu’à engager un avocat pour défendre et présenter les bourreaux comme des victimes. Scandaleux !

La suite ça sera le 24 juillet, au tribunal de grande instance de Lyon, puisque le Tribunal a ordonné un supplément d’information et que l’affaire a été renvoyé à cette date. José a été remis en liberté en attendant la future audience. Il compte déposer plainte contre les flics.



Bientôt le retour des photoffishals from Bangladesh !!!
En attendant, BANZAI !
Par daz PFM'z
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Lundi 23 juin 2008
Boycotter Lesieur, Amora, Fruit d'or, Saupiquet, et tous les empoisonneurs cyniques... !?

Rappelons brièvement les faits :
La société Saipol, propriétaire de la marque Lesieur, et grossiste en huile, a acheté à vil prix un lot de 40 000 tonnes d'huile de tournesol  ukrainienne. 
Exerçant son métier, cette société a revendu avec profit cette huile à
d'autres multinationales de l'agroalimentaire.
Un contrôle a posteriori a mis en évidence la présence frauduleuse 
dans ce lot d'huile minérale destinée à la lubrification des moteurs.
Même s'il n'est pas établi que ce mélange peu ragoûtant soit méchamment toxique, eussions nous eu affaire à des gens responsables que ce lot eût immédiatement rejoint la seule destination qui lui seyait : la poubelle.
Que croyez-vous qu'il arriva ? Ces empoisonneurs dont l'avidité autant que la veulerie sont sans limite, ont néanmoins décidé d'utiliser sciemment cette huile pour composer leurs produits de merde.
Le pire, c'est qu'ils ont eu l'accord des autorités (françaises et
 européennes) qui ont décrété que tant que les produits n'en  contenaient pas plus de 10%, personne ne devait tomber trop malade.
Ils ont 40000 tonnes à écouler, un peu plus de 5000 pour la seule France. Cela fait eviron 100 grammes de saloperie par habitant à faire ingurgiter !
La Grèce, dont les autorités semblent moins irresponsables que les nôtres, vient de réagir et d'interdire l'utilisation de tous les lots depuis le 1er janvier.
Mais chez nous, dans nos hypermarchés, il y a donc en ce moment dans des produits contaminés à l'huile de moteur !

C'est le Canard Enchaîné qui a révélé l'affaire il y a 2 semaines,  avec des
reprises le jour même dans la presse nationale. Puis plus rien, tout  le monde s'en fout.
La semaine dernière, le Canard publie une liste de marques et des types de produits concernés. Aucune réaction cette fois:
Enfin hier, le Canard publie des notes internes de l'ANIA (Association  Nationale des Industries Alimentaires), qui montrent l'envers du décor, comment les industriels vivent la crise, en chiant dans leur froc et priant que l'info ne soit pas reprise et que le temps efface rapidement cette histoire.

"Il a été décidé hier en réunion de crise à l'ANIA de ne pas répondre au Canard enchainé formellement. Un projet de communiqué de presse, préparé la semaine dernière, a été réactualisé.
Le communiqué de presse ne sera pas diffusé en proactif. Nous attendons la prochaine parution du Canard Enchaîné et les éventuelles reprises par la presse pour réagir."

"Par rapport à l'article de mercredi dernier,cette nouvelle parution  n'apporte pas d'éléments clés supplémentaires et n'est pas à la Une du journal. En revanche, de nombreuses marques sont citées, ainsi qu'une liste à la Prévert de nombreux produits incorporant de l'huile de tournesol, ce qui n'était pas le cas la semaine dernière mais que l'on craignait"

Ces gens là sont capables d'importer n'importe quelle denrée  alimentaire de l'autre bout du monde, dans le seul but de gagner de l'argent. Ils n'ont plus la moindre emprise sur la "traçabilité" des produits qu'ils achètent 
ainsi, qui peuvent être trafiqués, bourrés de pesticides ou de n'importe quelle autre merde. Et qu'ils ne viennent pas prétendre le contraire, puisque cette sombre affaire en fournit une preuve éclatante.

D'ailleurs un produit importé au prix le plus bas est une quasi certitude de
mauvaise qualité doublée d'exploitation des humains qui ont servi à le 
produire, triplée d'une pression sur l'emploi et le salaire des salariés français.

Ce sont les mêmes qui vendent leurs produits au prix fort en geignant  sur la hausse des matières premières, et nous gavent de pubs ineptes avec enfants blonds et mamans épanouies qui éprouvent un plaisir intense à bouffer leurs saloperies suremballées dans d'affriolants plastiques aux couleurs vives.

Il faut lutter contre ces pratiques ! Ils faut lutter contre ces salopards ! Et il faut rappeler à Monsieur Delanoë que c'est ça, le libéralisme !
Comme on l'a vu, leur plus grande trouille est que le nom des marques s'ébruite, ce qui pourrait occasionner une baisse de leurs ventes et de leurs sacro-saints profits, qui les aveuglent à un point tel qu'ils sont capables pour cela d'empoisonner leurs clients sans remords.

Alors dénonçons les, ces sinistres pleutres ! Et vous camarades lecteurs,
relayez l'information ! Selon vos moyens, parlez-en autour de vous, dans vos blogs, dans vos journaux, et surtout, CITEZ LES MARQUES, c'est de ça dont ils ont la trouille !

Les marques concernées, à boycotter d'urgence et durablement, sont les 
suivantes :Lesieur, bien évidemment, puisque leur avidité est à l'origine du  problème et toutes les marques du groupe :
Fruit d'or, Epi d'or, Frial, Isio 4, Oli, Carapelli, Saupiquet

Toutes les marques du groupe Unilever , par exemple Amora, Planta Fin,  Maille, Knorr, Magnum, Miko ….

Les poduits les plus susceptibles de contenir de l'huile empoisonnée sont les suivants : Mayonnaise, Tarama, Sauce Béarnaise, Chips, Vinaigrette allégée, Surimi, Céleri Rémoulade, Soupe de poisson en conserve,  Poisson pané, Paupiettes de veau, Thon et sardines à l'huile
Pates à tartiner chocolatées, Gaufrettes à la confiture, Barres céréalières et sucrées pour les enfants, Cookies...
 
Merci d'avance, et faites tourner l'info !!!!

Par daz PFM'z
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Jeudi 19 juin 2008

vues du délire anti-terroriste

[Ce texte a été écrit a la maison d’arrêt de Meaux-Chauconin où j’étais incarcéré jusqu’au 26 mai 2008, date à laquelle j’ai été libéré sous contrôle judiciaire après une décision de la chambre de l’instruction, contre l’avis du parquet anti-terroriste et de la juge d’instruction, ce qui montre bien que , même à l’intérieur de l’appareil judiciaire, leur délire a des limites. Isa, avec qui j’ai été arrêté est elle toujours emprisonnée et il faut maintenant faire tout notre possible pour obtenir sa libération à elle aussi.]

Je me suis fait arrêté avec Isa le mercredi 23 janvier 2008 lors d’un banal contrôle douanier à la hauteur du péage de Vierzon, comme il y en a tant sur les routes de ce pays. Enfin, dès que les douaniers ont vu que j’étais fiché par les RG, le contrôle est tout de suite devenu moins « banal ». Et n’en parlons pas quand ils ont découvert le contenu du sac (du chlorate de soude acheté en quincaillerie, des plans de prison pour mineurs en construction qu’on peut trouver sur internet et des ouvrages sur des techniques de sabotage : pas de quoi fouetter un chat pourtant… mais un anarcho-autonome présumé si !). Ensuite, direction la gendarmerie à coté, placement en garde à vue mais rien de spécial c’est-à-dire droit à prévenir un proche et un avocat. Les choses ont changé radicalement quand la brigade anti-terroriste est arrivée, décision expresse du parquet anti-terroriste de Paris, comme si ils attendaient que l’occasion se présente… Avec eux, ça devenait plus grave tout d’un coup, le seul fait de cette « prise en charge » comme ils disent, nous transformait en « terroriste ». Dès le trajet à 200 à l’heure vers Paris, la pression commence : « T’as pas l’air de te rendre compte ce qu’il t’arrive ! », le jeu sur le caractère exceptionnel de la procédure sera permanent. Et direct en arrivant à Paris vers 22h, perquisition chez moi, apparemment ils s’attendent à trouver un arsenal alors faut foncer armes au poing ! Des mecs des RG arrivent et c’est parti. Du coup 7 à retourner 25 m carré ça bosse dur et ils mettent la main sur … des tracts et des pétards. Je les sens un peu déçu. On fait même demi-tour à toute blinde parce qu’un peu fébriles, ils ont oublié… des affiches ! Mais comme on aura l’occasion de le voir à de nombreuses reprises par la suite (NB), il leur suffit de pas grand-chose voir rien pour charger le dossier… Si c’était une pathologie, ça serait entre la mégalomanie et la mythomanie mais là, non, c’est de la « lutte contre le terrorisme d’extrême-gauche ». C’est comme ça que je lirai après incrédule dans leurs papiers qu’ils appellent les pétards des « mélanges oxydants réducteurs pouvant être utilisés comme chargement d’engins explosifs improvisés »… Là, direction le siège de la DNAT à Levallois-Perret, hommes en armes aux aguets à l’entrée, on entre dans un bunker en préfabriqué ultra sécurisé : les grands moyens sont déployés pour nous et on se demande à quelle sauce on va être dévoré ! On est placé chacun aux extrémités des locaux de garde à vue, il n’y a que nous. Isolement sensoriel garanti : un store devant la vitre de la cellule empêche de voir même le couloir, on n’entend rien de l’extérieur, l’insonorisation est totale, le seul bruit est celui de l’aération qui ne se déclenche pas au même moment dans nos deux cellules et couvre ainsi nos cris pour nous donner du courage (ça les empêche pas de nous punir en laissant allumer une sorte de néon aveuglant dans la cellule). Vont suivre 3 jours d’interrogatoire intensif, ouvrable de 7h a minuit, ici oui on travaille plus pour gagner plus. Ils viennent nous chercher 3 fois par jour, de préférence quand ils ont vu avec la caméra dans la cellule qu’on s’était endormi. On ne sait jamais quelle heure il est, combien de temps on a déjà passé dans cet enfer froid. Ils nous cuisinent pendant 2 à 3 heures interminables à chaque fois. Une des menottes est accroché à un anneau rivé au bas du mur, ça facilite la chute ! Tout est fait pour nous rendre étrangers à nous-mêmes, la tête dans un étau, c’est l’aliénation totale qui nous guette. Le ton monte au fur et à mesure, ça sent l’ « obligation de résultat », les aveux à tout prix. Les 2 mêmes flics tout au long des 3 jours qui m’entourent pour m’interroger reçoivent souvent des coups de fil de leur hiérarchie et se plaignent que le chef quand même… Ils essayent de nous diviser et jouent sur tous les registres, tentant l’humour de temps en temps (enfin à leur manière, « nous les manifs on est pas contre… si c’est des manifs d’avocats ah ah ah ») de plus en plus menaçants (« tu te rends pas compte tu pars pour 10 ans là, le juge il va voir, soutien à action directe, tu vas visiter un mec en prison, il a déjà pris sa décision alors dis nous tout maintenant parce qu’après tu vas aller moisir en prison »). Finalement, les mêmes techniques que dans les gardes à vues de droit commun par lesquelles j’ai déjà pu passer, sauf que là, les moyens pour impressionner, écraser, faire peur somme toute, sont décuplés et qu’il est beaucoup plus dur de préserver son intégrité psychologique en déclarant quelque chose. Vers la fin des 96h, comme je ne reconnais rien de leurs délires, j’ai droit au coup de pression du chef en personne qui vient me dire que de toutes façons, étant une « valeur sure » pour eux, déjà sous surveillance de la SDAT depuis quelques temps, il a eu le juge au téléphone et mon sort est réglé, la prison !... En même temps, je les entends gueuler sur Isa puis se congratuler pour l’avoir « fait passer à table »… de vraies hyènes ! Un dernier interrogatoire le samedi soir vers minuit au cas où j’avouerai enfin « parce qu’après il sera trop tard ». Jusqu’au bout ils essayent de faire croire à un enjeu de leurs interrogatoires et jouent sur la peur de la prison (et du temps qu’on va y passer) alors que comme ils le disent eux-mêmes tout est déjà joué ou se jouera ailleurs… Et puis ils nous demandent de signer qu’on n’a subi aucune violence physique ! La torture blanche par contre ils connaissent pas ! Ensuite, on est transféré au dépôt de Paris où on arrive au milieu de la nuit. On y reste toute la journée, la crasse et le bruit ont quelque chose de rassurant. Enfin, le dimanche soir, c’est-à-dire une grosse centaine d’heures après notre arrestation, à bout de forces au moment où il en faut le plus, on passe devant la juge d’instruction anti-terroriste qui signifie la mise en examen et demande la détention préventive, puis devant le juge des libertés et de la détention qui nous incarcère à Fleury-Mérogis (c’est le même juge qui avait déjà renouvelé la garde à vue et dont les flics disaient qu’ils en voyaient pas l’utilité vu qu’il suivait toujours le procureur…). Le lendemain, après avoir enfin dormi, je lis l’ordonnance de mise en détention provisoire : je suis mis en examen pour ma « participation présumée à une association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme, en l’occurrence pour avoir participé aux activités de la « mouvance anarcho-autonome francilienne » […] ces faits s’inscrivant dans le cadre d’actions concertées et violentes visant à déstabiliser les structures de l’état français. ». J’ai du mal à me dire que ce bout de papier écrit dans un langage si étranger parle de moi. Mais par la suite, lors des interrogatoires au cabinet de la juge d’instruction, j’ai vu que si, c’est bien de moi qu’on parlait et même que de ça. Une véritable obsession, tout y passe, l’enfance, la famille, les voyages, les lectures et toujours pour chercher des racines fantasmées au terrorisme. Sans parler de l’expertise psychiatrique surréaliste (« Que pensez-vous de vos parents ? Avez-vous des problèmes avec les femmes ? Est-ce que vous vous aimez ?) qui sera pourtant souvent cité pendant l’instruction. Et plus que des actes, c’est la dangerosité qui est jugée, la dangerosité d’une vie qui se veut en lien avec tous ceux qui luttent contre l’exploitation et l’oppression de ce système. Puis la base de ce délire paranoïaque se trouve dans le contexte social actuel de révolte réelle ou crainte et dans l’interprétation de certains faits par la police aux ordres du pouvoir politique. En effet, il parait que depuis l’élection de Sarkozy, les actions violentes se multiplient. Les rapports de police créent alors un lien entre toutes ces actions pour les attribuer à une même organisation. C’est plus facile et puis c’est pratique quand il s’agit de charger des dossiers. L’ennemi intérieur trouvé, il faut lui donner un nom, « organisation » c’est un peu gros quand même alors on va appeler ça mouvance, c’est passe-partout ! Et comme les RG ne se renouvellent pas beaucoup, on va aller chercher un nom dans les années 80, où flotte le spectre de la lutte armée. Alors « anarcho-autonome ». Que personne ne se soit jamais revendiqué comme tel n’est pas un problème… Il fallait bien trouver un nom. Vous avez déjà vu une organisation terroriste anonyme vous ? C’est la magie de l’état, autrement dit un montage politico-judiciaire en bonne et due forme.

ILS FABRIQUENT DES « « TERRORISTES » POUR ETOUFFER TOUTE CONTESTATION LIBRE PAR LA TERREUR ET ACCROITRE LEUR CONTROLE A BAS LES MONTAGES DE L’ANTI-TERRORISME EPOUVANTAIL D’UN ETAT EN VOIE DE TOTALITARISATION FACE A LEUR REPRESSION NOTRE REVOLTE RESTE DETERMINEE NOUS N’AVONS PLUS PEUR LIBERTE POUR ISA LIBERTE POUR TOUS

NB : J’ai été transféré à Meaux-Chauconin pour « proximité avec les prisonniers basques » parce que… nos cellules étaient cote à cote au D5 à Fleury. Isa a été éloignée à la prison de Lille-Séquedin pour « suspicion de tentative d’évasion » à cause… d’un dessin de la cour de promenade de la MAF de Fleury qu’elle m’avait envoyé. Maintenant, on apprend que son éloignement va se poursuivre à la prison de Rouen, il est donc grand temps d’agir pour que cesse ces mesures disciplinaires arbitraires et pour le RAPPROCHEMENT D’ISA dans la région parisienne.




(source Indymédia)
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Par daz PFM'z
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Lundi 16 juin 2008

(source http://torapamavoa.blogspot.com/)

LIBERALISME ET/OU NEO FASCISME ?
--> Matière à réflexion
Il ne s’agit pas ici de « crier au loup » et de déterrer hâtivement de vieilles peurs qui pourrait couvrir une volonté de sensationnalisme politique.

A trop fermer les yeux, on fini cependant par ne plus rien voir et quand on les rouvre la surprise est amère, et comme on dit, avec un zeste de regret, « il est trop tard ».

L’autoritatisme ambiant qui s’exprime aussi bien sur le plan judiciaire qu’à propos des mouvements sociaux apparaît comme contradictoire avec le « discours libéral ». Pourtant les deux vont tout à fait de pair.

PEUT-ON PARLER D’UN RISQUE NEOFASCISTE ?

Des précautions sont à prendre pour répondre à une telle question. Ces dernières doivent se fonder sur deux choses :

- une analyse lucide de l’Histoire,

- une analyse lucide de la situation présente.

Il est évident que l’Histoire ne se reproduit pas, ne serait ce que parce que les situations et conditions ne sont jamais les mêmes. Donc, toute assimilation d’une période avec une autre est erronée, même si des similitudes existent. C’est ce qui explique, on le comprendra, qu’il faille utiliser le terme de fascisme avec la plus extrême prudence.

Quelles sont, brièvement, les caractéristiques essentielles du fascisme :

- un pouvoir fort

- un populisme outrancier,

- la négation des conflits sociaux et une brutalité dans leur gestion.

Ces caractéristiques, nous les retrouvons aujourd’hui, à différents degrés, dans les « démocraties ». Dire cela n’est pas céder à un fantasme ou à un délire de persécution, mais correspond à une réalité que chacune et chacun d’entre nous ressent confusément.

- le pouvoir fort : la tendance est non seulement à la présidentialisation du pouvoir, mais aussi à un véritable verrouillage de ce même pouvoir par des partis gestionnaires du système - la situation politique est de fait bloquée ;

- un populisme outrancier : pas besoin de longs discours : démagogie, promesses, arrosage corporatiste pour calmer la grogne,…

- négation des conflits sociaux et brutalité de la répression : il y a un impératif qui est le marché, une « rationalité économique » incontournable et l’Etat se doit de la faire respecter.

L’hystérie de la confiance aveugle dans le marché à pris la place du délire nationaliste qui a caractérisé les fascismes du 20e siècle.

L’Etat, quoi qu’étant le défenseur des intérêts des possédants, pouvait dans une certaine mesure, influer, dans le cadre de ses frontières sur le fonctionnement économique du territoire économique qu’il représentait. Ceci n’est actuellement plus possible du tout. L’Etat national s’est dessaisi volontairement de quasiment toute prérogative dans le domaine économique : déréglementation, dénationalisations, libéralisation à outrance de tous les secteurs économiques.

Désormais la régulation économique ne se fait que par les mécanismes de marché et la régulation sociale ne peut se faire que par la violence.

C’est ce qui explique la montée de l’autoritarisme étatique.

Alors que sous le fascisme, l’individu était la chose de l’Etat, dans le libéralisme, l’individu est devenu la chose du marché.

Mais dans tous les cas, le concept de « citoyen » est vidé de tout son sens. Seuls les mots, dans la logorrhée « démocratique » soutiennent l’idéologie chancelante d’une réalité républicaine qui ne correspond plus qu’aux intérêts du Capital.

LA DEMOCRATIE EST-ELLE EN DANGER ?

Le système marchand n’a jamais été démocratique. Fondé sur un principe d’exploitation et d’inégalité il a montré un visage « démocratique » tant qu’il a pu se payer la « paix sociale ».

Il n’a pas pu dans deux cas :

- après la crise de 1929 et avec le péril, pour lui, « communiste », ce qui a donné le fascisme ou plutôt, « les » fascismes ;

- aujourd’hui la déliquescence du lien social, des solidarités, de l’intégration salariale, de la qualité de la vie à tous les niveaux accroît les tensions qu’aucune mesure ne peut apaiser.

Quand le pouvoir dit qu’il veut des « syndicats forts et respectés », il est tout à fait cohérent. En effet il faut entendre par là une véritable police des salariés qui fasse respecter les règles du système et étouffe de fait toute revendication sociale. On retrouve ainsi le rôle des « syndicats » qui a été le leur sous les régimes fascistes. Mais présenté de cette manière, il y a là un double discours qui peut faire, et fait, illusion.

Cette intégration politico-syndicale est d’autant plus urgente que la révolte gronde et qu’il n’y a plus les moyens financiers de la faire taire.

L’Etat gendarme a remplacé l’Etat providence.

L’autoritarisme fleuri sur la pourriture de tout système en décadence. Or, ce système est décadent – incapacité d’assurer la paix sociale, aggravation des inégalités, liquidation de tous les « acquis » des salariés….

Le libéralisme fait entrer ce système marchand dans une logique mortifère qui dévoile entièrement ce qu’il est en réalité, un système inégalitaire fondé sur le pouvoir de fait d’une minorité qui impose sa loi au reste du monde.

La démocratie, même frelatée, est un luxe que peut se payer de moins en moins le système marchand.

Ces inégalités et ces injustices que nous subissons aujourd’hui, ont été le pain quotidien des pays que nous avons, à une époque colonisé, et qui permettait notre « opulence ». Aujourd’hui nous retombons peu à peu dans l’état où nous les avons mis : pauvreté, inégalité, exclusion, disparition des protections sociales, dérégulation,….

On ne peut donc pas crier au fascisme au sens de la reproduction d’un modèle politique qui appartient au passé, et en ce sens n’est pas reproductible. Pourtant, le libéralisme, dans la phase mondialisée du système marchand ne peut produire qu’un autoritarisme pour permettre à ce système de se perpétuer.

Au 20e siècle la guerre et le fascisme ont sauvé le capitalisme de la décadence… que va-t-il se passer au 21e siècle ? La réponse dépend de nous.

Juin 2008 Patrick MIGNARD


                                                                     Brûtilez !!!
Par daz PFM'z
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Jeudi 12 juin 2008
Souvent fauchés toujours marteaux !
http://torapamavoa.blogspot.com/2008/06/rsistance-active-contre-la-machine.html


Yeah, ça c'est déjà bien cool comme début d'action, comme quoi on peut même brûler utile sans briquet, sans essence et sans flammes ! La classe !

Mort aux batards corrompus et à leur clique politicienne, policière et autres !!!!

Par daz PFM'z
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Mercredi 11 juin 2008

...et aidez les à prendre feu si besoin !
voilà quelques unes de leur malversations en cours
http://torapamavoa.blogspot.com/2008/06/je-veux-tout-voir-et-tout-savoir.html
http://torapamavoa.blogspot.com/2008/06/filtrage-et-scurisation-du-web.html
http://torapamavoa.blogspot.com/2008/06/faut-pas-se-gner.html
FUCK THEM !


WESH !
revoilà quelques tofs ( !

une petite vue du lac de Dhanmondi (encore)







et nous voilà rebarrés à Uttara, dans les rues...







toujours au même endroit ...









un semi hangar, on dirait presque un des anciens spots de graffs de Nantes !








yeah !







un mini marché !






encore un posse de gakidomo






bike power







 et la dernière pour aujourd'hui !


















Brûler Utile !
Par daz PFM'z
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Vendredi 6 juin 2008

«Les “avancées” en faveur du Parlement sont mineures ou inconsistantes, quand elles ne sont pas des leurres» analyse Jonathan Sapène, membre de la Convention pour la 6ème République (C6R), sur le site altercomite.c6r.fr. Il décline “cinq bonnes raisons” pour les élus de voter contre le projet de révision constitutionnelle tel qu’il a été approuvé le 3 juin. Extraits.

Jonathan Sapène. «1. Les dérives présidentialistes de la Ve République sont renforcées. Le projet accentue le déséquilibre de notre régime au profit du président de la République. Sous couvert de responsabiliser politiquement le Président, ce qui est juridiquement faux, le texte lui permet de dicter directement ses projets à un Parlement qui demeure dans une situation de soumission institutionnelle. Le Président de la République accroît subrepticement son pouvoir gouvernant au détriment du Premier ministre sans en subir la contrepartie : le contrôle parlementaire.


2. Les “avancées” en faveur du Parlement sont mineures ou inconsistantes, quand elles ne sont pas des leurres. Même si l’on note quelques “avancées” en faveur du Parlement (notamment l’augmentation du nombre de commissions parlementaires, le partage de l’ordre du jour avec le gouvernement et la discussion des textes adoptés en commission), le projet ne bouleverse pas fondamentalement le système de la Ve République, faute notamment de reconnaître un véritable rôle d’initiative et de contrôle à l’opposition parlementaire, et contient nombre de dispositions potentiellement dangereuses pour les parlementaires (comme sur le droit d’amendement). Bon nombre des mesures censées limiter les pouvoirs du gouvernement sont des leurres. C’est le cas, très significatif, de la prétendue limitation du recours à l’article 49/3 par le Premier ministre (qui permet à ce dernier de faire adopter une loi sans vote à l’Assemblée nationale). En réalité, l’expérience des dix dernières années montre que les gouvernements successifs ont utilisé cette possibilité moins d’une fois par session. C’est le cas aussi du prétendu contrôle parlementaire sur les nominations présidentielles (la majorité des 3/5èmes pour s’opposer aux candidats présidentiels est en pratique inatteignable) ou sur les opérations militaires extérieures (alors que le Parlement n’a toujours pas le droit d’être informé des accords de défense avec nos partenaires étrangers).

3. Notre Constitution est toujours aussi peu citoyenne. Le Conseil constitutionnel (dont la composition politicienne est inchangée) peut être saisi par les justiciables, un “défenseur des droits des citoyens” est institué (mais ses attributions sont floues et pourraient masquer l’affaiblissement d’institutions existantes, comme la CNIL), un référendum “d’initiative populaire” est institué (mais il ne peut être engagé que par les groupes parlementaires dominants et peut être facilement évité par le Premier ministre) : les progrès sont bien maigres. Le projet enterre des questions autrement importantes : un véritable référendum d’initiative populaire, l’initiative législative citoyenne, le droit de vote des étrangers, etc. Il refuse de traiter un enjeu essentiel : le pluralisme dans les médias.

4. De façon générale, les dispositions du projet sont imprécises et floues, ou renvoient à des textes ultérieurs dont on ignore les orientations. Le projet ne contient pas la réforme, il la promet. On dénombre au total pas moins de 17 renvois à des textes d’application ultérieurs, soit près de la moitié du nombre d’articles de la Constitution touchés par la réforme. Or on ignore tout des décisions qui seront prises, de leurs orientations et de leur contenu. Le projet est en fait un blanc-seing accordé au gouvernement et à sa majorité l’autorisant à réformer les institutions, sans aucune garantie quant à ses intentions réelles.

5. Les principales anomalies démocratiques ne sont pas corrigées. C’est le cas d’abord du Sénat qui, en raison de son mode de désignation, ne représente absolument pas la nation française, alors qu’il possède le pouvoir de bloquer la modernisation de nos institutions. C’est le cas, ensuite, du cumul des mandats. 85% des parlementaires français cumulent plusieurs mandats, contre 10% en Allemagne et 13% en Grande-Bretagne. Or le cumul des mandats, au-delà de la question morale qu’il pose (l’élu qui ne se consacre pas pleinement au mandat qui lui a été confié par les électeurs ne trahit-il pas leur confiance?), est un obstacle majeur à la modernisation politique de notre pays.»

 

Par daz PFM'z
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